Naissance dans l’espace : des bébés plus grands au teint mat et au crâne développé

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La startup SpaceLife Origin annonçait en janvier dernier la naissance du premier bébé dans l’espace d’ici 2024. Ce projet inédit proposait d’envoyer une femme enceinte dans une capsule spatiale afin de la faire accoucher en apesanteur. Quelques 5 mois après l’annonce, la startup revient sur sa déclaration pour des raisons d’éthique et de sécurité, l’occasion de réfléchir à ce que pourrait être le bébé de demain.

Il est fortement probable que l’Homme, dans sa conquête spatiale, finisse par se reproduire hors de la Terre voir même en dehors de notre système solaire. La question qui se pose est de savoir quelles seront les conséquences pour ces bébés nés dans l’espace.

Dans une interview donnée à Business Insider, le professeur de biologie à l’université de Rice (États-Unis) Scott Solomon théorise cette évolution de l’homme en dehors de notre planète bleue.

Des accouchements plus difficiles

Tout d’abord, l’absence de gravité dans l’espace rendra l’accouchement beaucoup plus difficile. Les femmes en travail devront pousser plus fortement pour faire naître leur enfant, la force de gravité n’étant plus en jeu.

D’autre part, cette absence de gravité aura des répercussions sur la solidité des os : les astronautes perdent 1 à 2% de leur solidité osseuse pour chaque mois passé dans l’espace. Les os seront plus fragiles, augmentant par là-même les risques de fracture pelvienne pendant l’accouchement.

M. Solomon avance que les accouchements seront probablement réalisés sous césarienne afin d’éviter ces complications.

Des bébés spatiaux plus grands à la tête plus grosse

Mais cette prédisposition aux césariennes entraîne une nouvelle problématique.

Si chez l’être humain, le crâne du bébé est limité en taille à cause du col de l’utérus, qu’en sera-t’il si cet accouchement par voie basse devient obsolète ? Sans cette contrainte biologique, la taille des crânes de ces bébés cosmiques pourraient être beaucoup plus importants.

D’ailleurs, en raison de l’absence de gravité, ces enfants spatiaux pourraient être plus grands ; les astronautes gagnent déjà 3 à 5 centimètres en moyenne dans l’espace.

Une peau plus foncée à l’épreuve des rayonnements cosmiques

Un autre facteur extérieur vient modifier l’Homme de demain, les radiations cosmiques galactiques. Dans l’espace et sans notre atmosphère, nous ne sommes plus protégés contre ces rayonnements cosmiques radioactifs pouvant causer cancers et malformations génétiques.

Le contact permanent avec ces rayons cosmique entraînerait une mutation de notre derme : de nouveaux types de pigments  seraient en charge de protéger notre peau à l’instar de la mélanine pour les UV.

Ainsi, les nouveaux humaines cosmiques auraient probablement d’autres couleurs de peau que la nôtre, probablement plus foncées.

Des extraterrestres issus des humains

Et M. Solomon de conclure sur cette possible évolution humaine.

Au bout de quelques milliers d’années, nous pourrions donc assister à la séparation de l’espèce humaine en deux espèces distinctes.

Notre vie dans l’espace changerait notre humanité. Nous deviendrions alors de vrais extraterrestres.

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