Categories
Enfant

Comment punir ?

En ces temps de confinement et de télétravail, il est très fort probable que vous pétiez un câble. Vos enfants n’ont pas école, ils courent partout, redécorent les murs, ou veulent faire un tour à dos de chat pour parcourir des déserts que seuls eux peuvent voir. L’autre désert, c’est celui que vous traversez en ce moment. Vous êtes à bout.

Vous sentez une grande violence monter en vous. Et voilà que le chat a été repeint en bleu de méthylène.

La question n’est donc plus de savoir si on doit punir son bambin, mais plutôt comment le punir en toute bienveillance pour éviter les actes de maltraitance qui augmentent dans les foyers.

Fermeté et bienveillance

Un “non” ferme pourrait suffire. Un “non” ferme répété plusieurs fois, autant de fois qu’il le faut. Interdire quelque chose à un enfant doit venir d’une volonté intérieure du parent. Il doit en être persuadé. Il ne faut pas qu’il y ait dans la voix de place à un “peut-être” et il faut parfois contenir ses rires quand une bêtise nous parait mignonne (voire même quand le bambin rigole).

Pour cela, il y a des astuces toutes simples :

  • prendre une voix grave (et oui, ca fait toujours son effet, une voix grave est une voix posée, donc dominante)
  • se mettre au niveau des yeux de l’enfant, soit en le regardant dans les yeux, soit en se mettant à sa hauteur, ou les deux
  • insister sur le “non” en secouant le doigt ou le menton pour que l’enfant associe la situation à un geste symbolique
  • anticiper : “quand la petite aiguille sera là et la grande ici, alors on éteindra la télé” ou “on va aller faire des courses et tu porteras la liste, tu as une grande responsabilité”.

Des punitions qui ont un sens

Quand j’étais en primaire, il y avait dans le préau du carrelage aux gros carrés jaunes et noirs. Quand nous en avions fait une (de bêtise), nous atterrissions systématiquement sur le carré noir pendant la récréation, droit comme un pique, les mains dans le dos, les yeux rivés sur les copains qui jouaient.

Le carré noir ne faisait peur à personne, car personne ne comprenait vraiment à quoi il servait. À l’image du coin, ce genre de punition n’apporte pas de grande réflexion à l’enfant si ce n’est que dans dix minutes il pourra se dégourdir les jambes.

Il est important de faire comprendre à l’enfant que faire une erreur n’est pas grave en soi. Il faut lui laisser la possibilité de la réparer :

  • en lui proposant d’aider à nettoyer le mur sur lequel il a peint ou de réparer le bras arraché de la poupée
  • en lui montrant que la petite fille / le petit garçon pleure parce qu’il a mal ou qu’il est triste “tu vois, ça fait mal de mordre”
  • en lui offrant un endroit neutre pour exprimer sa colère (une chaise de la colère, sa chambre pour y réfléchir)

La communication prime sur la punition

Il faut expliquer à un enfant pourquoi il n’a pas le droit de mordre son copain (seuls les animaux mordent, toi tu peux t’exprimer), de taper les autres (papa ne tape le voisin pour lui prendre sa voiture), de mettre ses petites mimines sur les plaques électriques (c’est très chaud et ça va te brûler, c’est-à-dire te faire très mal).

Et mauvaise nouvelle, en lui expliquant trois fois en trois jours le pourquoi du comment, votre enfant en fera quand même à sa tête. C’est parce que c’est dans sa nature de vouloir savoir ce qui se passe ensuite. Ce n’est pas vous ni l’éducation positive qui venaient d’échouer lamentablement, mais bien le caractère de l’enfant qui prédomine.

Alors on fait comment ?

On explique et on pose des règles et si une deuxième tentative s’en suit, il faudra punir.

Tu connais les règles, je t’avais prévenu, la prochaine fois, il y aura une conséquence/punition.

Une co-construction ou l’art de coopérer

C’est le matin, vous êtes en retard de dix minutes comme plus ou moins tous les matins. Et votre bambin n’est toujours pas prêt à partir. Pire, quand vous lui dîtes de mettre son manteau, il hurle un énorme “non” et s’en va en courant dans le salon.

Et si plutôt que d’imposer, nous posions des questions :

Où est ton manteau ? Que veux-tu mettre pour sortir ? De quoi as-tu besoin pour sortir jouer ?

Maman a besoin de travailler. Alors que veux-tu faire pendant une heure ? Regarder un dessin animé ou jouer près de moi mais sans crier ?

Investir l’enfant dans les tâches quotidiennes en lui donnant un choix va lui permettre de ne pas se braquer, surtout dans des âges de rébellion comme les deux ans.

L’éducation positive est basée sur la co-construction, où l’enfant n’est pas complètement démuni de toutes décisions, ce qui affectera sa confiance en lui. En revanche, co-construction ne signifie pas obligatoirement harmonie. “oui tu peux participer si tu tiens aux règles”

Pour monter dans la voiture, même problème. La moue boudeuse de votre adorable bambin se mue en grimace.”Tu montes tout seul dans la voiture ou c’est moi qui t’y mets”.

L’art de coopérer plutôt que de diriger ou de donner des ordres va permettre de donner un cadre dans lequel un enfant va pouvoir décider, sans lui laisser un milliard d’options non plus. Souvenons-nous que crier c’est déjà perdre le contrôle d’une situation et que l’enfant s’en rend compte.

Mon enfant rit quand je le dispute

Un enfant vous aime et ne cessera pas de vous aimer quand vous le gronder. Il cessera de s’aimer lui-même. Parfois, emporté par une situation dangereuse, on peut crier ou tirer le bras subitement d’un enfant.

Vous êtes en train de perdre votre voix en cris et hurlements, et là surprise votre enfant sourit.

Contrairement à ce que nous avions pensé, un enfant ne sourit pas parce qu’il ne vous respecte pas, mais parce qu’il cherche à se réconforter. Son sourire est en réalité une marque de détresse émotionnelle. Certains adultes aussi rient nerveusement quand ils sont stressés ou qu’ils sont en tord.

Dans l’autre sens, un parent doit pouvoir être capable de s’excuser ou au moins d’expliquer son comportement, car lui aussi est soumis à des règles. “J’ai eu peur et Maman aussi peut crier alors que ce n’est pas la meilleure solution”. N’oublions pas que nous sommes un modèle pour les enfants. En leur montrant l’exemple, ils nous imiteront.

Instaurer des jeux pour les sentiments

Un enfant est souvent inondé par ses émotions. Il ne sait pas gérer la colère, la peur, l’angoisse (d’ailleurs comme certains adultes). En le punissant pour ses émotions, on ne lui apprend pas à mieux les comprendre mais on le blâme pour cela. Un sentiment désagréable lui colle à l’âme : ses émotions ne sont pas bonnes.

On comprend une émotion de colère ou de frustration mais on ne tolère pas le comportement agressif qui va avec.

Pour cela, il est important de mettre en place un protocole.

  • un jeu de cartes avec les émotions de l’enfant et les solutions possibles
  • un tableau accroché au mur avec les valeurs de la famille comme le pardon, donner une deuxième chance, le respect, la patience, l’amour (très important l’amour)
  • en lisant des histoires où les sentiments sont expliqués
  • en discutant avec l’enfant sur ses ressentis : “Quelle couleur a pour toi la colère ? Qu’est-ce que ce serait comme animal ? Un crocodile rouge !”

[amazon bestseller=”enfant émotion” count=”10″]

On en retient quoi ?

Punir un enfant est nécessaire à son développement. L’adulte est là pour lui poser des bases, des limites, des règles. C’est en délimitant son espace et son champ d’action, que l’on va permettre aux petits de mieux pouvoir apprivoiser le monde qui l’entoure et lui donner une sécurité, un repère.

Ce qui est inaccessible lui donne aussi une envie de conquête, ce qui tout aussi primordial pour son évolution. Il est important qu’il reste des territoires encore inexplorés et interdits pour qu’il ait envie de s’y rendre : garder certains mystères pour l’enfant va lui faire travailler son imagination et son besoin d’exploration. Quand tout est permis et que tout est à portée de main, un enfant perdra son envie d’aller plus loin.

Pour cet article, j’ai demandé à des professionnels de l’enfance de me répondre sur la question. L’un d’entre eux, une assistante maternelle me raconta cette histoire. Au moment de partir de chez elle, un enfant saute dans les bras de sa mère et lui griffe le visage. Sa mère ne veut pas le gronder, de peur qu’il le l’aime plus. L’assistante maternelle prend l’enfant, lui explique fermement qu’on ne doit pas faire mal au visage de sa maman. L’enfant baisse les yeux avant de l’enlacer en lui disant “je t’aime tata”.

Voilà un article non exhaustif sur la question. Si vous avez d’autres conseils, n’hésitez pas à les mettre en commentaires. Mais essayons de garder ensemble le contrôle sur nos comportements.

Categories
Enfant

Confinement : des parents créent une économie parallèle pour motiver leurs enfants à faire les tâches quotidiennes

Avoir ses enfants toute la journée à la maison, même pour les parents faisant école à la maison, cela peut vite devenir lourd et usant. Nombre de parents rivalisent d’ingéniosité pour imaginer des astuces et stratagèmes afin de s’assurer un peu de tranquillité. Voici l’exemple d’une famille qui a basé le confinement sur une économie parallèle.

Des tâches à faire pour gagner de l’argent virtuel et s’acheter du bon temps

Chaque tâche quotidienne permet à l’enfant de gagner de l’argent de poche, ici des billets de Monopoly. Ainsi, ranger sa chambre permet de gagner 20 dollars quand faire la vaisselle rapporte 10 dollars ou nettoyer la salle de bain gratifiera la tête blonde de 15 dollars.

A l’issue d’un dur labeur, le pactole amassé permet d’acheter des en-cas à grignoter (snack, pop-corn, chips) ainsi que des activités plus détentes comme regarder la télé (50 dollars pour 30 mn) ou jouer aux jeux vidéo.

Confinement : des parents créent une économie parallèle pour motiver leurs enfants à faire les tâches quotidiennes

Le magasin familial ouvert de 7h30 du matin à 16h30 l’après-midi encourage encore les enfants à se bouger. En effet, comme les recommandations ministérielles incitant à remuer son popotin, la marmaille peut gagner facilement 50 dollars en marchant, dansant ou bougeant pendant 30 minutes

Une idée à adapter en fonction des familles

Ce stratagème est assez intéressant selon moi. D’une part, il permet de responsabiliser les enfants en leur faisant prendre conscience de leur vraie place dans la famille. L’enfant n’est pas là pour jouer toute la journée, il peut et doit aussi être un rouage essentiel de la vie de famille afin de permettre à tout le monde d’y trouver son compte.

Dans le cas de cette famille, on note le prix relativement élevé des cochonneries. Par exemple, les brownies coûtent 250$, ce qui obligerait un éventuel acquéreur à passer 2h30 de sa journée à faire du sport pour pouvoir s’en délecter.

L’idée peut s’avérer efficace pour des enfants déjà assez matures et les inciter à vous alléguer des tâches ménagères mais j’émettrai deux réserves.

Premièrement, j’appliquerai le même barème aux parents. Pour ceux qui font déjà les tâches ménagères, ce sera toujours gratifiant et, pour ceux qui ne font rien, l’inégalité créée permettra de faire passer le message subtilement. D’autre part, le parent se devant d’être un exemple, il doit aussi être soumis aux mêmes contraintes sinon, comment inciter les enfants à faire quelque chose si on choisit volontairement de s’y soustraire ?

D’autre part, je rajouterai d’autres moyens de gagner de l’argent (raconter une histoire à sa fratrie, s’occuper des plantes et/ou animaux domestiques, organiser un jeu pour toute la famille) et d’autres éléments à acheter : une histoire racontée par un parent, une activité en tête à tête, une séance de maquillage, un parcours…

Bref, l’idée a du potentiel et permettra à toutes les familles de la décliner en fonction de leurs envies et nécessités.

Categories
Enfant

Coronavirus : comment expliquer la transmission du virus à un enfant avec du poivre et du savon

On parle beaucoup de Coronavirus et le statut de confiné nous oblige à informer les enfants. Sans compréhension, ce confinement s’avère une prison plus qu’une nécessité.

Pendant que de nombreuses initiatives nous permettent de redécouvrir les fables, les films ou encore l’apprentissage à distance, il ne faut pas perdre de vue le besoin de compréhension de nos chères têtes blondes. Alors comment vulgariser la transmission du virus à un enfant grâce à du poivre et de savon ? Grâce à une expérimentation ludique et pédagogique très visuelle et facile à comprendre par les touts-petits.

Comprendre la transmission du virus avec une expérience ludique et pédagogique

Pour expliquer à sa fille Axelle la problématique du virus et, surtout, de sa transmission, ce papa (si vous connaissez son identité, merci de me l’indiquer) a réalisé une petite expérience ludique et visuelle, le Poivre peureux ou Poivre dans l’eau.

Dans une assiette remplie d’eau, il ajoute du poivre moulu (les virus) qui forme une surface légèrement opaque. A sa demande, sa fille plonge un doigt dedans et le ressort : son doigt est couvert de poivre.

Si le poivre noir était un virus, l’enfant aurait été infecté.

L’enfant entreprend alors, toujours grâce aux demandes de son paternel, de se laver les mains et de laisser une couche de savon sur son doigt. Lorsqu’il replonge le doigt dans l’assiette poivrée, les grains de poivre s’écartent de son doigt. Et Axelle découvre, en le retirant à nouveau du récipient, que son doigt est toujours propre.

Grâce à ses mains propres, l’enfant n’a pas été atteint par le virus.

D’autre part, ce papa fait preuve de pédagogie et se met à la portée de son enfant, pour mieux lui délivrer ce message important. Ou comment expliquer avec du poivre et du savon l’importance de bien se laver les mains.

Le savon chasse les virus.

Bien entendu, ce n’est pas une vidéo de santé publique mais sa facilité de compréhension pour les enfants ainsi que sa reproduction à moindres coûts à la maison en fait un très bel exemple de contenu ludopédagogique.

La tension superficielle de l’eau mise en exergue

Ce phénomène n’a rien de magique et s’explique par la physique. L’eau forme à sa surface une espèce de membrane, les molécules d’eau étant soumise à la force de tension superficielle.

Lorsque le poivre moulu entre en contact avec l’eau, celui-ci se met à flotter car sa densité est inférieure à celle de l’eau.

Or, le savon (ou le liquide vaisselle) a des propriétés tensioactives comme tout détergent. Autrement dit, le liquide va baisser la tension superficielle de l’eau et réduire sa capacité à agglomérer ses molécules entre elles.

Autrement dit, quand on ajoute du détergent, la tension superficielle de l’eau s’affaiblit et, comme l’effet du savon se propage à mesure que le temps passe, le poivre fait mine de fuir en se dispersant.

Grâce à cette petite expérience visuelle pédagogique, votre enfant sera plus enclin à se laver les mains. Et vous pourrez en venir à contempler les insectes qui marchent sur l’eau, la rosée sur les pétales de fleur ou la formation des bulles de savon, la tension superficielle de l’eau étant le point commun entre ces trois éléments.

Categories
Enfant

Paris Musées : 150 000 œuvres d’art haute définition en accès numérique gratuit

Qui aurait cru que l’épidémie de Coronavirus permettrait de se réconcilier avec la culture ? Après avoir remis en lumière Ma vallée de Claude Ponti, je me permets de vous rappeler une initiative parisienne qui a fait du bien aux yeux en ce début d’année 2020.

14 musées de Paris, 150 000 œuvres disponibles gratuitement

Le 8 janvier dernier, Paris Musées, un organisme regroupant 14 musées et sites appartenant à la Ville de Paris (Petit Palais, Musée Cognacq-Jay, Musée d’Art moderne), a mis en ligne une partie de son catalogue. Chaque œuvre d’art a été numérisée en haute définition et vous permet, depuis votre écran, de contempler un peu de notre patrimoine culturel et artistique.

Au total, ce sont quelques 150 000 œuvres d’art haute définition qui sont disponibles grâce à Paris Musées en accès numérique gratuit dans une démarche d’open content.

Favoriser l’augmentation de la visibilité des œuvres et la connaissance des collections en France et à l’étranger.

Des milliers d’images libres de droits en téléchargement gratuit

Cette ouverture des données s’accompagne d’une utilisation gratuite sans contrepartie financière.

[NDLR : Cette banque de données] garantit le libre accès et la réutilisation par tous de fichiers numériques, sans restriction technique, juridique ou financière, pour un usage commercial ou non.

Autrement dit, vous pouvez en faire ce que bon vous semble et d’autres images sont attendues, en fonction de l’avancée des équipes en charge de la numérisation et, surtout, du passage dans le domaine public des œuvres concernées.

Notez que, pour chaque téléchargement, vous aurez droit à l’image en HD, une notice à propos de l’œuvre ainsi qu’un livret des bonnes pratiques afin de vous sensibiliser, notamment sur la mention de l’auteur.

Paris Musées : 150 000 œuvres d'art haute définition en accès numérique gratuit

PS : l’image d’illustration est “Trottin sur la place de la Concorde par temps de pluie” (Femme en noir. Trottin sur la place de la Concorde par temps de pluie. Paris, musée Carnavalet) réalisée en 1900 par Lucien Gilbert Darpy.

Categories
Enfant

Le tipi pour enfant : nouvelle tendance déco pour une chambre d’enfant

Quel enfant n’a pas rêvé un jour de jouer aux cowboys et aux indiens? Le tipi pour enfant est devenu l’élément de décoration et le lieu récréatif, indispensable, pour que les enfants s’amusent pendant des heures laissant libre cours à la rêverie et à l’imagination.

Le tipi pour enfant

A l’origine, le tipi constituait l’habitat principal des indiens d’Amérique du Nord, qu’ils transportaient avec eux, pour se protéger lors de leurs déplacements dans les plaines, pour aller à la chasse ou pour se retrouver à l’occasion de rassemblements spirituels. Le tipi était une tente conique constituée de grandes perches de bois recouvertes de peaux de bisons.

Aujourd’hui, habitat de la culture amérindienne, il est essentiellement réservé aux cérémonies rituelles et culturelles.

Le tipi fait partie des nouvelles tendances de la chambre d’enfant, étant à la fois un élément de décoration et un lieu de jeu et de rêve pour les filles et les garçons de 2 à 10 ans. Selon le modèle et l’âge de l’enfant, le tipi se décline en une multitude de styles et de coloris.

Il participe à l’éveil des plus petits, en développant son imagination et sa créativité. Ils s’y retrouvent comme dans un cocon pour y jouer et pour se reposer.

Pour les plus grands, c’est leur territoire, l’endroit caché qui leur appartient, où ils peuvent se raconter des histoires, vivre des aventures inoubliables, créer leur propre famille en jouant à la poupée ou à la dînette. Ils peuvent aussi partager des jeux avec un frère, une sœur, un camarade, discuter sur des sujets qui les intéressent ou se faire des confidences.

C’est le coin secret idéal à l’écart du regard des parents.

Et pour les parents, le tipi a l’avantage de pouvoir se déplacer facilement d’une pièce à l’autre de la maison et a un but pédagogique, apprendre à leurs enfants à ranger leur chambre.

Le tipi élément de décoration

Le tipi enfant est une tente récréative composée d’une toile en tissu, tendue sur 4 à 6 montants de bois en teinte naturelle ou peints et décorés.

La toile peut être de différentes couleurs, de la plus simple à la plus vive, agrémentée ou non de motifs variés, fleuris, géométriques et mêmes ethniques.

L’enfant peut, selon ses goûts et son imagination, y attacher des fanions, des plumes ou un attrape-rêves.

Invitation pour les enfants à développer leur imaginaire et leur créativité, le tipi est aussi devenu un élément de décoration sublimant l’intérieur des maisons.

Les tentes d’indien trouvent facilement leur place dans une chambre d’enfant. Il faudra alors privilégier des motifs originaux aux couleurs vives et chatoyantes, traduisant la gaîté et la bonne humeur.

Une fille peut préférer un style plus romantique, avec un tissu aux couleurs pastel ou fabriqué en dentelle laissant passer la lumière, tout en préservant l’intimité de l’enfant.

Enfin, les plus grands peuvent vouloir une ambiance plus hippie et choisir un tissu aux motifs bohème et disposer, à l’intérieur du tipi, de nombreux coussins pour donner du cocooning à leur lieu de repos et de secret.

De nombreuses autres pièces peuvent aussi accueillir un tipi, comme le salon ou un bureau. Quand la chambre n’est pas suffisamment spacieuse pour accueillir une tente d’enfant, le salon peut être un bon compromis pour concevoir un coin à la fois chic et discret, et permet de personnaliser un espace pour les enfants. Il est alors préférable de le choisir plus esthétique de manière à ce qu’il intègre facilement la décoration déjà existante de la maison. Une toile unie, sans fioriture, de préférence claire, blanc ou crème, s’adapte en général à tous les styles d’intérieurs.

Pour les jardins, un tipi plus grand, de style cabane ou hutte, doit être privilégié.

Categories
Enfant

Conte : (re)découvrez Ma vallée de Claude Ponti gratuitement

Auteur, illustrateur mais également auteur de pièces de théâtre, Ponti sait raconter des histoires qui font voyager. Alors, pour s’occuper pendant ce confinement dû au Coronavirus, je vous propose de (re)découvrir Ma vallée en version animée et contée.

Un artiste magique

Claude Ponti, c’est un OVNI des albums jeunesse. Avec son trait si particulier, son vocabulaire farfelu et son imaginaire aussi éclectique que fantasmagorique, Ponti sait nous transporter dans des contrées inimaginables peuplées de monstres au caractère bien trempé.

Référence des références en littérature de jeunesse, Ponti marque les esprits depuis son premier album hommage à sa fille, L’album d’Adèle, paru en 1986. Il rejoint plus tard en 1990 L’école des loisirs où il publiera plus de 70 albums, dont Pétronille et ses 120 petits, Okilélé ou encore Blaise et le kontrôleur de Kastatroffe.

[amazon bestseller=”Claude Ponti”]

Regarder gratuitement Ma vallée de Claude Ponti

Grâce à L’école des loisirs et Claude Ponti bien entendu, vous pourrez apprécier cette œuvre gratuitement sur le compte Viméo EDL de L’école des loisirs. Vous allez découvrir l’histoire de Poutchy-Bloue, un Touim’s qui va vivre des aventures incroyables. Posez-vous au calme, montez le son et laissez-vous embarquer dans la magie de Ponti pour une vingtaine de minutes.

Voici les premières livres du conte Ma vallée :

Quand je suis né, ma maman m’a dit :

“Quel beau petit Touim’s, il est doux comme l’ïle Toufu-Toufu. On va l’appeler Poutchy-Bloue.”

Elle m’a embrassé et mon papa m’a mis dans sa main et m’a présenté au monde, aux étoiles et à la lune. Il a dit :

“Voilà notre nouvel enfant, il s’appelle Poutchy-Bloue !”.

Le monde entier m’a vu, et moi, j’ai vu que le monde était très grand, avec le ciel au-dessus, ma vallée en dessous et ma famille au milieu.

Cette initiative aura de quoi faire plaisir à beaucoup d’entre nous, les enfants qui auront droit à un dessin-animé raconté et les adultes appréciant les œuvres de Ponti. Pensez à relayer l’information et, s’il vous prend le besoin de bouger ensuite, testez le challenge anti-Coronavirus Ghen Covy Challenge d’Unicef.

Un grand merci à Claude Ponti et L’école des loisirs pour ce cadeau.

Categories
Enfant

Coronavirus : 4 ressources pédagogiques pour occuper les enfants pendant le confinement

Comment occuper ses enfants pendant cette période d’école à la maison forcée à cause du confinement ? L’initiative BiblioManuels était déjà intéressante, en voici 4 autres pour allier apprentissage et activité ludique.

Unicef

Après son Ghen Covy Challenge (danse anti-Coronavirus avec les gestes d’hygiène élémentaire) ou sa vidéo levant les craintes des parents face au Covid-19, Unicef apporte encore son soutien inconditionnel aux enfants du monde confiné. Pour cela, le Fonds des Nations unies pour l’enfance a distillé sa sélection maison d’activités et jeux.

Prix Unicef de littérature jeunesse : Objectif Terre : lisons pour la planète !

Tous les ans, le Prix Unicef de littérature jeunesse permet de récompenser les livres sensibilisant parents et enfants aux droits de l’enfance. En 2020, la 5ème édition de ce prix Unicef s’articule autour du thème “Objectif Terre : lisons pour la planète !” avec un parrain de renom, Christophe Galfard.

Le prix vise à valoriser les ouvrages traitant de la protection de l’environnement et des changements climatiques. Alors, si vous avez entre 3 et 15 ans, vous pouvez participer aux votes en allant sur la page dédiée au Prix Unicef de littérature jeunesse 2020.

Notez que certains ouvrages issus de la sélection sont disponibles en audiodescription, cela permettra aux enfants déficients visuels et aux autres d’écouter une histoire et de participer. Voici l’exemple de l’ouvrage “Jouer dehors” proposé par Laurent Moreau aux éditions Hélium.

Un livret de jeu pour voyager en Afrique avec Kids United

Unicef propose également d’initier les enfants aux voyages avec Kids United à travers un livret de jeux accessible dès 5 ans. 12 pages à imprimer pour découvrir le Sénégal, le Maroc, le Tchad et bien d’autres territoires africains avec activités, photos, histoires et récits locaux, le tout dans la dynamique pédagogique et ludique d’Unicef.

https://www.unicef.fr/sites/default/files/livret_jeu_kids_united-light.pdf

Paddington, l’ours messager des enfants avec l’Unicef, parles des enfants réfugiés

L’ours Paddington, coqueluche britannique, raconte son histoire, à s’y méprendre celle de millions d’enfants réfugiés de part le monde qui sont obligés de laisser derrière eux leur maison et leur passé pour survivre et trouver un refuge. Une histoire prenante et touchante sur les enfants déracinés pour les jeunes de 6 à 11 ans.

https://my.unicef.fr/contenu/enfants-deracines

Être incollable sur les droits des enfants

Les droits des enfants n’ont aucun secret pour vous ? Ou alors, vous souhaitez vous rafraîchir la mémoire ou expliquer à votre enfant ce qu’il est en droit d’attendre du monde pour prendre la suite de Greta Thunberg ? Voici un quizz accessible de 6 à 18 ans en 3 sessions progressives de 10 à 11 questions. Pour allier confinement et apprentissage des droits inhérents à chaque enfant du monde.

https://create.kahoot.it/pages/ea128037-25a8-444f-9848-b84cf3fce22c

Maîtriser la pollution de l’air avec 2 Serious Games

Les Serious Games sont des jeux vidéo créés pour véhiculer un message d’une manière extrêmement ludique. Unicef propose deux jeux Serious Games pour développer ses connaissances de la pollution de l’air à réserver aux grands de 11 à 15 ans.

https://www.atmo-hdf.fr/expAir/

https://www.madininair.fr/air_interieur/

Le CNED

Qui mieux que le Centre national d’enseignement à distance pouvait répondre aux besoins des parents ? C’est avec logique donc que le CNED propose aux élèves de continuer leur scolarité à domicile de la maternelle au lycée.

https://www.cned.fr/maclassealamaison/

Le Réseau Canopé

Pour ceux qui ne le connaissent pas, le Canopé (ex Centre national de documentation pédagogique) géré par le ministère de l’Éducation nationale français édite de nombreuses ressources pédagogiques publiques. Grâce au Réseau Canopé, vous avez à votre disposition des ressources pédagogiques éprouvées par professeurs et élèves afin de travailler les matières classiques (français, sciences et technologie, musique, langues vivantes, mathématiques, enseignement moral et civique) à la maison.

https://www.reseau-canope.fr/lesfondamentaux/accueil.html

Taleming

De son côté, Taleming recense dans une liste collaborative incroyable tous les contenus interactifs pédagogiques pouvant s’avérer plus ludiques pour les enfants : podcasts, vidéos, contenus audio… Des ressources audio, visuelles, ludiques, méditatives par centaines… Il y en a pour tous les goûts tant la liste est longue, bravo pour le travail !

https://taleming.com/occuper-enfants-maison-coronavirus/

Et vous, quelles sont vos ressources préférées ?

Categories
Enfant

Covid-19 : #GhenCovyChallenge la danse anti-Coronavirus de l’Unicef pour les enfants

Parmi la pléthore d’activités possibles à la maison en attendant la fin de cette pandémie nationale, on vous avait déjà parlé de BiblioManuels. Si certains enfants tournent en dérision le confinement pour notre plus grand délice, d’autres ne sont pas armés pour faire face à cette épidémie ou leurs parents se sentent désemparés.

Grâce à l’Unicef, voici une petite danse avec chorégraphie qui vous permettra d’expliquer et de faire apprendre à vos chérubins les gestes d’hygiène élémentaires tout en mettant le message au niveau des enfants. Attention, cette danse est à faire avec les enfants !

#GhenCovyChallenge : la chorégraphie qui fait sourire et qui protège

L’équipe d’Unicef a bossé pour sortir une chorégraphie utile et pertinente à la période de confinement actuelle. Voici le Ghen Covy Challenge :

Cette danse rigolote et ludique a deux objectifs :

  1. Permettre à votre enfant de se dépenser, de se lâcher et de se laisser porter par la musique et la danse
  2. Lui apprendre implicitement les bons gestes à réaliser au quotidien pour éviter la propagation de l’épidémie Coronavirus (gestes qui sont dans le registre de l’hygiène quotidienne)

Grâce au #GhenCovyChallenge, votre enfant s’amuse, vous aussi et le temps parait tout de suite moins long.

Envoyez-nous vos vidéos du Ghen Covy Challenge en commentaire.

Categories
Enfant

Humour : les enfants reprennent le pouvoir grâce au Coronavirus

Avec l’arrivée du Covid-19 dans l’hexagone, l’heure est au confinement plus ou moins subi. Certaines marques se font plaisir, je pense à Canal+ qui propose toutes ses chaînes en clair ou encore BiblioManuels laissant à disposition tous les manuels scolaires du CP à la 3ème mais, pour le français lambda, il ne reste pas grand chose hormis l’humour. Et, entre toutes les photos rigolotes et mèmes tous plus désopilants les uns que les autres, je vous propose une petite perle enfantine.

Et si, grâce au Coronavirus, les enfants reprenaient le pouvoir ?

C’est l’idée de cette vidéo excellente qui met en scène un jeune garçon de 3 ans.

Se présentant comme un porte-parole des enfants, le petit gars parle aux français et, surtout, aux adultes, avec des précisions sur la suite du confinement.

Nous, les enfants, décidons de reprendre le pouvoir.

Revendications des enfants, précisions sur les obligations des parents en terme de repas, interdiction de râler pour les adultes, le discours juvénile est plein de fougue. Une excellente satire de notre quotidien avec un ton enfantin mais moralisateur.

En un peu moins de deux minutes, vous allez avoir une belle petite crise de rire. Et c’est important de travailler ces zygomatiques.

Le mot de la fin ? Restez cool et courage.

Categories
Enfant

BiblioManuels : face au Coronavirus, 96 manuels scolaires gratuits du primaire au collège

Avec l’annonce hier par notre président de la fermeture des classes d’ici lundi prochain, on a vu beaucoup d’initiatives pour lutter contre l’épidémie du Coronavirus : centres commerciaux dévalisés, offres de gardes d’enfants par milliers, télétravail pour de nombreux salariés. Si, souvent, la bêtise humaine entraîne son lot de débordements, une initiative reste cependant à mettre en avant : il s’agit de BiblioManuels.

BiblioManuels : tous les manuels en accès libre

Plutôt que de songer comme bon nombre de personnes à s’enrichir, certaines enseignes ont chercher à aider les autres de la manière la plus logique et la plus empathique possible. C’est le cas de 4 maisons d’édition majeures (Bordas, Le Robert, Retz et Nathan) qui ont décidé, par l’intermédiaire de leur site web BiblioManuels. Alors que la formule initiale se voulait payante, BiblioManuels propose désormais tous ses manuels scolaires du primaire au collège en consultation gratuite.

Cette proposition qui surfe gentiment avec tact sur le buzz du Coronavirus vous permettra quand même de consulter gratuitement les manuels de l’école (Cléo, J’apprends, Calimots, le Nouveau Millefeuille…) de toutes les disciplines enseignées, du CP à la 3ème.

96 ouvrages pédagogiques en consultation gratuite

L’initiative a de quoi intéresser, surtout quand on pense à la masse d’ouvrages propres aux 4 maisons d’édition. Cela fait, au total, 96 ouvrages pédagogiques reconnus disponibles gratuitement

Si d’aucuns peuvent se sentir démunis avec des enfants à la maison (hormis les parents d’enfants non scolarisés dont c’est le quotidien), l’initiative gracieuse proposée par BiblioManuels vous permettra d’accompagner votre enfant dans ses apprentissages de la meilleure manière qui soit.

Et quoi de mieux pour lutter contre le virus que d’assurer aux élèves une continuité pédagogique ?

PS : et pour ceux qui cherchent des manuels anciens, l’excellent site Manuels Anciens vous permettra de vous (re)plonger dans les manuels d’autrefois.

Categories
Enfant

Humour : Le service des petits bobos

Il arrive qu’on perde patience devant nos chères têtes blondes pour de petits bobos sans importance. Et si un service hospitalier leur était dédié ? C’est l’idée loufoque mais adorable de Topito qui nous gratifie d’une vidéo rigolote et attendrissante.

Soigner les petits bobos

Bisou magique, bonbon, baiser qui guérit tout, chaque parent rivalise d’ingéniosité pour faire fi des petits bobos et remettre son enfant en selle. Topito pousse le bouchon encore plus loin, en imaginant un service d’urgences destiné aux bobos des enfants.

Avouez que cela est drôle et touchant à la fois.

Parfois, même un tout petit bobo, ça mérite de faire comme si on était dans Grey’s Anatomy…

Je trouve l’idée de Topito géniale. Outre le fait que cette vidéo sur fond de dérision témoigne d’une parentalité bienveillante, c’est aussi et surtout un moyen de rendre sa valeurs aux bobos d’enfant que l’adulte trouve futile. A travers un accompagnement positif de votre enfant, même avec de petits bobos sans importance, vous lui montrez qu’il a aussi un monde à lui fragile et plein de sens que vous respectez. C’est à mon sens l’un des premiers pas vers l’empathie.

1, 2, 3, bisou magique

Et si la réponse à tous les problèmes était simplement un bisou magique ? Je vous laisse méditer dessus.

Categories
Enfant

La crise des 2 ans : comment la désamorcer ?

En devenant parent, il y aura des bons moments et des moins bons moments. Vous connaîtrez les nuits trop courtes, les premiers rhumes qui vous empêchent de fermer l’œil, les premières colères, les gros chagrins. Si un sourire a le pouvoir d’effacer tout le reste, certaines fois, vous serez désemparé face à une énième crise parce que la petite demoizelle ou le petit monsieur pète une durite à cause d’un manteau ou d’une chaussette. Il / Elle a deux ans, l’âge terrible, l’adolescence enfantine. Vous haussez le ton, lui prenez la main, tirez sur son bras. Vous êtes incapable de réfléchir sous les coups de tonnerre et de cris qui sortent de la bouche de votre enfant. Ses hurlements vous font résonner le pavillon de l’oreille et finissent par vous mordiller le bout des nerfs.

Pourtant, vous passez peut-être à côté des vraies émotions de votre petit. Ses cris veulent témoigner de son agacement, de sa frustration, de son anxiété.

C’est une maman, Dejah Roman, qui a décrypté les émotions de nos bambins avec un texte percutant de réalisme.

Quand un enfant parle de ses colères

J’ai 2 ans. Je ne suis pas terrible… Je suis frustré. Je suis nerveux, stressé, accablé et confus. J’ai besoin d’un câlin.

Tiré du journal d’un enfant de 2 ans :

Aujourd’hui, je me suis réveillé et je voulais m’habiller seul, mais on m’a répondu : « Non, nous n’avons pas le temps, laisse-moi le faire. »

Cela m’a rendu triste.

Je voulais me nourrir pour le petit déjeuner mais on m’a dit : « Non, tu vas mettre le bazar, laisse-moi le faire pour toi. »

Cela m’a frustré.

Je voulais marcher jusqu’à la voiture et monter par moi-même, mais on m’a répondu : « Non, il faut y aller, on n’a pas le temps. Laisse-moi faire. »

Cela m’a fait pleurer.

Je voulais sortir de la voiture tout seul, mais on m’a répondu: « Non, nous n’avons pas le temps, laisse-moi faire. »

Cela m’a donné envie de fuir.

Plus tard, j’ai voulu jouer avec des blocs mais on m’a répondu « non, pas comme ça, comme ça… »

J’ai décidé que je ne voulais plus jouer avec des blocs. Je voulais jouer avec une poupée que quelqu’un d’autre avait, alors je l’ai prise. On m’a dit : « Non, ne fais pas ça ! Vous devez partager. »

Je ne sais pas trop ce que j’ai fait, mais cela m’a rendu triste. Alors j’ai pleuré. Je voulais un câlin, mais on m’a dit: « Non, ça va, retourne jouer. »

On me dit que le moment est venu de rentrer. Je le sais parce que quelqu’un n’arrête pas de dire : « Va chercher tes jouets. »

Je ne sais pas quoi faire, j’attends que quelqu’un me le montre.

« Qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi tu restes planté là ? Ramasse tes jouets, maintenant ! »

Je n’avais pas le droit de m’habiller ou de déplacer mon propre corps pour aller là où je devais aller, mais maintenant on me demande de ramasser des choses.

Je ne suis pas sûr de ce que je dois faire. Est-ce que quelqu’un est censé me montrer comment procéder ? Où est-ce que je commence ? Où vont ces choses ? J’entends beaucoup de mots mais je ne comprends pas ce qu’on me demande. J’ai peur et ne bouge pas.

Je me suis allongé sur le sol et j’ai pleuré.

Quand il était l’heure de manger, je voulais prendre ma propre nourriture mais on m’a répondu : « non, tu es trop petit. Laisse-moi faire. »

Cela m’a fait me sentir petit. J’ai essayé de manger la nourriture devant moi mais je ne l’ai pas mise là où il fallait et quelqu’un n’arrêtait pas de dire : « tiens, essaye ça, mange ça… » en me fourrant des choses dans la bouche.

Je ne voulais plus manger. Cela m’a donné envie de jeter des choses et de pleurer.

Je ne peux pas descendre de la table parce que personne ne me laissera… Parce que je suis trop petit et que je ne peux pas. Ils continuent à dire que je dois prendre une bouchée. Cela me fait pleurer plus. J’ai faim, je suis frustré et triste. Je suis fatigué et j’ai besoin de quelqu’un pour me tenir. Je ne me sens pas en sécurité ou en contrôle. Cela me fait peur. Je pleure encore plus.

J’ai deux ans. Personne ne me laissera m’habiller, personne ne me laissera bouger mon corps là où il doit aller, personne ne me laissera m’occuper de mes propres besoins.

Cependant, je suis censé savoir comment partager, « écouter » ou « attendre une minute. » On s’attend à ce que je sache quoi dire et comment agir ou gérer mes émotions. Je suis censé rester immobile ou savoir que si je lançais quelque chose, il pourrait se casser… Mais je ne SAIS PAS ces choses.

Je ne suis pas autorisé à pratiquer mes compétences en matière de marche, de poussée, de traction, de fermeture éclair, de boutonnage, de versement, de service, d’escalade, de course, de lancer ou à faire des choses dont je sais être capable. Les choses qui m’intéressent et me rendent curieux, ce sont des choses que je ne suis PAS autorisé à faire.

J’ai deux ans. Je ne suis pas terrible… Je suis frustré. Je suis nerveux, stressé, accablé et confus. J’ai besoin d’un câlin. »

J’ai deux ans et j’ai besoin d’indépendance, d’accompagnement, de compréhension

On ne blâmera personne de faire preuve d’autorité. Mais ce texte met en lumière les émotions contrariées de nos enfants, qui en grandissant ont autant besoin d’être câliné, guidé mais aussi à qui il faut faire confiance.

Un enfant à qui on fait confiance, aura la chance énorme de savoir se débrouiller plus tard dans la vie.

Pour accompagner un enfant de deux ans vers son indépendance, il est important de lui laisser faire certaines choses tout seul, même s’il les fait “mal”. Laissons-lui mettre ses chaussettes par exemple, lui glisser une autre cuillère dans la main. Laissons-le se planter, essayer, recommencer, apprendre. Lâchons du leste…

Et qui sait… peut-être que la phase des crises inexpliquées se calmera d’elle-même.

[amazon bestseller=”comprendre les crises de l’enfant” count=”10″]