Confinement : des parents créent une économie parallèle pour motiver leurs enfants à faire les tâches quotidiennes

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Avoir ses enfants toute la journée à la maison, même pour les parents faisant école à la maison, cela peut vite devenir lourd et usant. Nombre de parents rivalisent d’ingéniosité pour imaginer des astuces et stratagèmes afin de s’assurer un peu de tranquillité. Voici l’exemple d’une famille qui a basé le confinement sur une économie parallèle.

Des tâches à faire pour gagner de l’argent virtuel et s’acheter du bon temps

Chaque tâche quotidienne permet à l’enfant de gagner de l’argent de poche, ici des billets de Monopoly. Ainsi, ranger sa chambre permet de gagner 20 dollars quand faire la vaisselle rapporte 10 dollars ou nettoyer la salle de bain gratifiera la tête blonde de 15 dollars.

A l’issue d’un dur labeur, le pactole amassé permet d’acheter des en-cas à grignoter (snack, pop-corn, chips) ainsi que des activités plus détentes comme regarder la télé (50 dollars pour 30 mn) ou jouer aux jeux vidéo.

Le magasin familial ouvert de 7h30 du matin à 16h30 l’après-midi encourage encore les enfants à se bouger. En effet, comme les recommandations ministérielles incitant à remuer son popotin, la marmaille peut gagner facilement 50 dollars en marchant, dansant ou bougeant pendant 30 minutes

Une idée à adapter en fonction des familles

Ce stratagème est assez intéressant selon moi. D’une part, il permet de responsabiliser les enfants en leur faisant prendre conscience de leur vraie place dans la famille. L’enfant n’est pas là pour jouer toute la journée, il peut et doit aussi être un rouage essentiel de la vie de famille afin de permettre à tout le monde d’y trouver son compte.

Dans le cas de cette famille, on note le prix relativement élevé des cochonneries. Par exemple, les brownies coûtent 250$, ce qui obligerait un éventuel acquéreur à passer 2h30 de sa journée à faire du sport pour pouvoir s’en délecter.

L’idée peut s’avérer efficace pour des enfants déjà assez matures et les inciter à vous alléguer des tâches ménagères mais j’émettrai deux réserves.

Premièrement, j’appliquerai le même barème aux parents. Pour ceux qui font déjà les tâches ménagères, ce sera toujours gratifiant et, pour ceux qui ne font rien, l’inégalité créée permettra de faire passer le message subtilement. D’autre part, le parent se devant d’être un exemple, il doit aussi être soumis aux mêmes contraintes sinon, comment inciter les enfants à faire quelque chose si on choisit volontairement de s’y soustraire ?

D’autre part, je rajouterai d’autres moyens de gagner de l’argent (raconter une histoire à sa fratrie, s’occuper des plantes et/ou animaux domestiques, organiser un jeu pour toute la famille) et d’autres éléments à acheter : une histoire racontée par un parent, une activité en tête à tête, une séance de maquillage, un parcours…

Une version francisée

Une maman a eu l’idée d’appliquer le principe avec ses enfants. Au menu, toujours des sucreries (Haribo, Oreo, Twix) et des chips. Dans son cas, chaque lundi voit arriver une forme d’argent de poche avec 20€ disponibles.

La maman prudente a aussi réalisé une police pour limiter les débordements et permettre des amendes ainsi qu’un confinement obligatoire.

Bref, le principe a du potentiel et permettra à toutes les familles de la décliner en fonction de leurs envies et nécessités.

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