La sieste est indispensable pour maintenir l’équilibre physiologique et neurologique d’un enfant. Le sommeil dans sa phase active n’interrompt pas l’activité mentale. Au contraire, pendant la durée de la sieste, le corps et le cerveau se mobilisent pour exécuter plusieurs autres tâches. Il est donc important d’instaurer des moments de détente dans le quotidien de l’enfant. Découvrez ici les principaux bienfaits de la sieste chez l’enfant.
Sommaire
Les effets réparateurs du sommeil
En règle générale, les enfants ont une forte tendance à vouloir abandonner la sieste à partir de 2 ans. Dans ce cas, même sans dormir, passer un moment de repos allongé dans un lit coffre est indispensable. Les bienfaits que procure une sieste pour les tout-petits sont très variés.
Au volet psychologique : pendant que l’enfant est endormi, l’hormone de croissance est secrétée par les organes. De même, les déchets sont éliminés et son système immunitaire entreprend son dynamisme.
Le sommeil favorise également la construction du système osseux ainsi que la cicatrisation.
Sur le plan neurologique, notamment pendant la phase du sommeil profond, le cerveau travaille à l’organisation du traitement de l’information et à la mémorisation. Il s’opère également au niveau du système nerveux central une maturation qui permet d’accroître le niveau d’apprentissages ainsi que l’équilibre émotionnel.
La sieste favorise la croissance
Le sommeil en général et la sieste en particulier assurent une fonction majeure dans le développement du tout-petit. Il favorise l’obtention d’un rythme biologique régulier et aide le chérubin à bien assimiler les connaissances acquises lors de la phase d’éveil. La sieste participe surtout à la croissance de l’enfant. En effet, pendant ses moments de sommeil, une partie de ses organes se met également au repos. Après cette période de calme, ceux-ci sont disposés à reprendre leur fonctionnement avec beaucoup plus d’efficacité.
La sieste aide l’enfant à mieux dormir la nuit
Dormir après le déjeuner favorise des nuits de repos assez tranquilles. Une interruption en mi-journée permet de faire baisser l’agitation de l’enfant. Ainsi, la journée prendra fin plus tranquillement, sans période de tension. Lorsqu’il manque un temps de repos dans la journée, le cycle de sommeil normal de l’enfant est affecté. Le cerveau organise en effet une « récupération » en faisant intervenir deux cycles de sommeil profond consécutifs en début de nuit.
En situation normale, ces phases sont séparées d’un moment de sommeil paradoxal. Cette suite sans intervalle est généralement la cause des séries de réveils nocturnes des enfants. En clair, la sieste permet à l’enfant de mieux dormir la nuit, et cela évite que son cycle de sommeil soit troublé.
Le nombre de siestes selon l’âge de l’enfant
Le rythme du sommeil de l’enfant varie en fonction de son âge. À certaines étapes de sa croissance, son besoin en sommeil devient nécessaire. Mais plus celui-ci évoluera en âge, moins les siestes deviendront obligatoires. Toutefois, à partir de l’âge de 5 ans, elles sont essentielles pour le bon équilibre de l’enfant.
De 0 à 3 mois
Le bébé a besoin de 4 à 6 périodes de sommeil en cours de journée, notamment entre chaque repas.
À partir de 4 mois
Le rythme des 3 siestes devient de plus en plus récurrent. Il se répartit de la manière suivante : une sieste dans la matinée, une autre en début de l’après-midi et un temps de sommeil en fin d’après-midi.
En outre, de 1 an à 18 mois
Un temps de sommeil le matin et un autre au commencement de l’après-midi constitueront un rythme approprié. À partir de 18 mois : il est nécessaire de privilégier une longue sieste en début d’après-midi. Vers 03 ans : l’enfant doit effectuer tout juste après le déjeuner une sieste.
À partir de 4 voire 5 ans
Un petit temps de repos est recommandé dans l’après-midi. Pendant les périodes scolaires, un moment de tranquillité les yeux fermés et la tête sur les bras aideront l’enfant à se reposer.
En dehors de ses jours de classes, il peut être proposé à l’enfant de s’allonger au calme. Notez que les recommandations susmentionnées ne pourront pas s’appliquer à tous les enfants. En fonction de la condition physique ou physiologique de votre trésor, le rythme de sommeil sera différent. Toutefois, pour profiter des avantages listés ci-dessus, vous pourrez vous servir de ces données comme indicateurs.
Quelques conseils pour favoriser une bonne sieste
Pour tirer tout le bénéfice d’une bonne sieste, l’enfant doit être mis au lit dès les premiers signes de fatigue. Sa chambre doit être bien ordonnée pour éviter qu’il soit distrait par ses jeux. Il est important de ne pas installer l’enfant dans une pièce obscure, sauf si cela est nécessaire. Une ambiance demi-jour est idéale, car l’enfant comprendra, avec le peu de lumière naturelle qu’il y a, que la sieste et la nuit sont des temps de repos distincts.
Lors de la sieste, l’endroit qui accueille l’enfant doit être très calme et paisible. Mais avant, et s’il ne met plus de couche, il faut qu’il aille aux toilettes pour limiter les désagréments durant le sommeil. Lorsque l’enfant est grand, il faut veiller à le réveiller après deux heures ou trois heures de temps de sommeil. Pour y parvenir, il suffit d’ouvrir la porte et les rideaux pour que s’introduisent dans la chambre la lumière naturelle et le bruit ambiant. Il faut surtout le tirer de son sommeil tout doucement.
Que faut-il retenir ?
Vous avez à présent une idée précise au sujet des principaux bienfaits de la sieste sur la santé psychologique et physique de l’enfant. Les conseils listés ci-dessus vous permettront d’instaurer une routine de sommeil plus saine chez votre trésor. En revanche, si vous remarquez des troubles du sommeil chez l’enfant, il faudra consulter un médecin spécialisé. Celui-ci vous indiquera la démarche à suivre pour rétablir un mode de sommeil approprié. Aussi, dans le cas où l’enfant ne souhaiterait pas faire une sieste, il faudra éviter de l’inciter en adoptant des méthodes peu indiquées.

