Autisme : une vidéo pour se mettre dans la peau d’un enfant autiste

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L’autisme devient un mot fourre-tout pour identifier de nombreux troubles chez les enfants. Dès lors, comment comprendre un enfant réellement autiste et l’accompagner au quotidien ? La réponse de l’association National Autistic Society est simple : il faut se mettre à sa place.

TSA : voir par les yeux de l’enfant autiste

Dans un spot vidéo paru en 2016, l’association britannique propose au spectateur de plonger dans l’univers des TSA en entrant dans la peau d’un enfant autiste. Dès lors, comprendre le jeune garçon va devenir plus facile à mesure qu’on découvre comment il appréhende le monde qui l’entoure et tous ses stimuli.

Je ne suis pas vilain.

Je suis autiste.

Je reçois juste trop d’informations.

Certes, les troubles du spectre de l’autisme sont différents en fonction des personnes, l’autisme revêt des formes différentes. Reste que le message véhiculé va bien au-delà de cette réalité pragmatique. En découvrant ce que l’enfant perçoit, en voyant ce que le garçon regarde, en entendant les bruits du quotidien, cette vidéo propose une redécouverte du monde par le prisme de l’hypersensibilité émotionnelle.

Pour les personnes autistes comme moi, le monde peut être un endroit terrifiant.

Parfois, j’ai l’impression que ma tête explose. Les vêtements me donnent l’impression que ma peau brûle. Et quand une petite chose change, j’ai l’impression que c’est la fin de mon monde.

Parfois, je reçois trop d’informations.

Et si vous ne voyez qu’un vilain enfant, vous n’avez pas assez de recul.

Comprendre l’autisme, la personne et ce qu’il faut faire

Ce spot préventif nous invite à réfléchir à notre regard sur l’enfance. Si les jeunes enfants ne peuvent encore maîtriser leurs émotions, les enfants autistes ont de nombreuses sources de stress qui peuvent les rendre incontrôlables.

Alors, plutôt que de juger un enfant qui hurle dans un supermarché ou une petite fille se bouchant les oreilles en chantant à tue tête, apprenons à changer notre regard pour aller vers l’autre et non contre lui. Ce n’est pas aisé, cela demande un effort certain ainsi qu’une ouverture d’esprit teintée de tolérance mais c’est bien cela que la National Autistic Society nous invite à faire.

En changeant notre manière d’analyser les choses et en faisant preuve d’empathie, nous appréhenderons la différence et cela nous permettra de comprendre le quotidien de l’autisme, tant sur le plan parental qu’infantile. Et quoi de mieux que l’empathie pour susciter la bienveillance.

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